Stromae, 25 ans, auteur, compositeur et interprète



Le jeune compositeur belge Stromae remporte un grand succès avec le single « Alors on danse ». Cet autodidacte touche-à-tout, espère transformer cet essai avec son premier album « Cheese » qui est déjà disponible dans les bacs. Pour Imagine ton futur, Stromae revient sur ses études, ses débuts et parle de ses projets.


Comment définirais-tu ton nouvel album ?
Stromae : Cheese est un album aux mélodies positives et optimistes ! C'est vrai que les textes sont mélancoliques et relativement négatifs, mais je suis comme ça ! Ils reflètent mon état d'esprit : je m'attends toujours au pire, comme ça je ne peux qu'être agréablement surpris.
Peux-tu revenir sur tes débuts ?
Stromae : Dés l'age de 15 ans, j'ai commencé à faire des instru. J'aimais jouer avec les sons, j'y allais au feeling. Je bidouillais pour que le morceau soit encore meilleur. J'ai appris tout seul, il n'y a pas d'écoles pour ça. Un jour, une boite de production m'a contacté. Ils m'ont formé à un logiciel professionnel de beatmaker. En 2008, j'ai signé chez la boite de production Because Music et Kilomaître. Kery James a utilisé quatre de mes compositions, notamment pour À L'Ombre Du Show Business. Les sons électroniques se marient bien avec les morceaux « hardcore ». Il a tout de suite aimé ! J'ai aussi travaillé avec Mélissa M, qui voulait un son bien particulier.

C'est lors d'un stage à NRJ, que ton single « Alors on danse » a été diffusé ?
Stromae : Oui ! En 2009, j'ai effectué un stage, avec un ami, chez NRJ à Bruxelles. J'étais un peu timide, je n'osais pas faire écouter mes compositions. Mais, mon ami, en a parlé à un music manager. Il a apprécié mes compositions musicales et a décidé de programmer Alors on danse. Le succès a été immédiat !
As-tu fait des études ?
Stromae : Oui. J'ai toujours su que je voulais faire de la musique mais ma mère insistait pour que je fasse des études : « Les études d'abord, la musique après ! ». J'ai donc passé l'équivalent d'un bac S puis j'ai intégré une école de cinéma en trois ans. Là-bas, j'ai appris à mixer du son, à faire un montage vidéo... C'était très diversifié. J'ai appris beaucoup de choses. A côté, je composais mes instru : sympa comme job d'été, non ?
Quels sont tes projets ?
Stromae : Je prépare une tournée pour cet autonome en Belgique, en France et j'espère aller un peu partout en Europe. Ca serait sympa ! A plus long terme, j'aimerais bien jouer dans un film, m'essayer à la comédie.

Et si demain tout s'arrête, que ferais-tu ?
Stromae : Je défendrai mon projet jusqu'au bout et j'ai encore beaucoup de choses à dire. Au pire des cas, si mon album ne marche pas, je continuerai à composer des instru tout en travaillant comme perchiste, régisseur, mixeur, ingénieur du son... Ce à quoi m'a, notamment, formé mon école.
Quels conseils donnerais-tu aux jeunes qui souhaitent se lancer dans la musique ?
Stromae : Il ne faut pas que ce soit le côté « strass et paillettes » qui les attire ! C'est un métier à risques, j'ai eu beaucoup de chance. Dans ce domaine, les talents ne manquent pas et il y a très peu d'élus. Il faut travailler et se donner à fond pour y arriver. Je conseillerais aussi de faire des études et si possible dans le domaine de la musique, du son... C'est toujours une roue de secours. Et puis, il ne faut pas avoir peur de l'arrière scène : dans la musique, il y a de nombreux métiers dans l'ombre.
Par Diane Dussud

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Antoine

19 ans

LIMOGES - IUT TULLE

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