Taïg Khris, 35 ans, champion du monde de roller



Sami, 17 ans et jeune présentateur de MyTéléfoot, a interviewé Taïg Khris, champion du monde de roller ! Pour cela, Sami a été coaché par une journaliste d'Imagine ton futur. Taïg Khris revient sur sa participation à Koh-Lanta, sur son record du monde du saut le plus haut en roller et sur ses études.

Koh-Lanta
Sami : Il y a quelques mois, tu as participé à l'émission de TF1, "Koh-Lanta Le Choc des Héros". Pourquoi ?
Taïg Khris : J'ai toujours voulu faire ce type d'émission, car c'est un vrai jeu d'aventure. J'ai été ravi que TF1 m'appelle pour me dire qu'il préparait un Koh-Lanta avec de célèbres sportifs.
Sami : Que retiens-tu de cette expérience ?
Taïg Khris : Beaucoup de choses, c'est une expérience très enrichissante ! J'ai découvert des aspects de ma personnalité que je ne connaissais pas. L'enfermement a été très dur : car même si on est en liberté sur une île, on est bloqué et pas libre de nos mouvements. Le fait de ne pas manger a aussi été difficile. J'ai d'ailleurs perdu 8 kilos en treize jours !

Record du monde
Sami : Le 19 mai 2010, tu as battu le record du monde du saut le plus haut en roller, depuis une rampe située au premier étage de la Tour Eiffel. Peux-tu nous en parler ?
Taïg Khris : Cela faisait deux ans que je travaillais dessus, j'avais envie d'arrêter ma carrière de sportif de compétition et de démarrer une carrière de recordman. Je voulais montrer que quand on travaille, tout est possible. Le gros problème c'est qu'il a fallu que le gouvernement français me prête la Tour Eiffel pendant un week-end ! Mais, j'ai bataillé : j'ai monté des dizaines de dossiers, j'ai assisté à de nombreuses réunions... Le projet a été annulé de nombreuses fois. Mais j'y suis arrivé : j'ai sauté du premier étage de la Tour Eiffel !
Sami : On ressent quoi au moment de sauter ?
Taïg Khris : A ce moment là, c'était fou ! Surtout que je m'attendais pas à avoir un public de 100 000 personnes, alors que le beau temps n'était pas au rendez-vous !
Sami : Et un million de personnes était devant leur poste à ce moment-là !
Taïg Khris : Oui, l'évènement a été diffusé en direct sur la chaîne W9. Ils ont totalisé un million de téléspectateurs ! Et puis les télévisions du monde entier ont ouvert leur JT sur ce record.
Roller
Sami : Tu aurais pu devenir joueur de tennis professionnel. Alors, pourquoi avoir choisi le roller ?
Taïg Khris : A la base le roller était un moyen de transport avec les copains et je ne pensais pas du tout en faire à haut niveau. De toute façon à cette époque, ce n'était pas possible d'en faire son métier car il n'y avait ni sponsors, ni compétitions. J'ai donc commencé par le tennis, en voulant vraiment aller le plus loin possible. Ce sport m'a énormément aidé sur la structure mentale, parce qu'il faut être vraiment fort mentalement. Puis, petit à petit, j'ai eu envie de me consacrer 100% au roller acrobatique.
Sami : Quel est le plus beau souvenir de ta carrière ?
Taïg Khris : Il y en a beaucoup. L'un des plus beaux souvenirs reste ma victoire aux Xgames en 2001, les jeux olympiques des sports extrêmes. J'avais remporté toutes les compétitions, sauf celle-ci. J'étais à chaque fois 2ème ou 3ème et ça me rendait fou ! J'ai fait un double backflip (double rotation arrière) : une figure que personne n'avait réussi à faire.
Sami : Que fais-tu entre tes entraînements de roller ?
Taïg Khris : Je fais énormément de choses, je suis un touche à tout. Je fais du design sur Photoshop, je monte des sociétés de produits dérivés, je crée des concepts d'émission télé, j'écris des longs métrages et surtout je gère des projets autour de ma carrière. Comme je faisais un sport confidentiel et qu'aucune télé ou sponsor ne venait vers moi, j'ai été obligé de devenir mon propre agent, mon propre avocat... Cela m'a demandé beaucoup de travail. Mais, aujourd'hui, quand j'ai des contrats à faire, je les fais moi-même.
Sami : Ta reconversion s'est donc bien passée ?
Taïg Khris : Oui et je ne sais même pas si on peut parler de reconversion car je n'ai pas raccroché. Je continue ma carrière de sportif de haut niveau, mais différemment. Je ne fais plus de compétitions, mais des records.
Sami : Et quel sera ton prochain record ?
Taïg Khris : Je ne peux pas trop en parler... Mais, ça sera un record de longueur, avec sûrement des sauts périlleux intégrés. Et toujours avec la même formule magique : un lieu symbolique unique, une émission télé, un événement gratuit pour le public, des écrans géants, un DJ... Bref, une grosse manifestation. En parallèle, j'essaie aussi de monter des projets entre New York, Moscou et toutes les grandes villes, pour exporter cette manifestation en dehors de la France.
Etudes
Sami : As-tu fais des études ?
Taïg Khris : Aucune et je n'ai jamais mis un pied dans une classe ! Ce sont mes parents qui me donnaient les cours à la maison, avec des livres appropriés. Mais on ne passait pas de diplôme, je dis « on » parce que mon frère aussi. On apprenait le nécessaire : lire, écrire, compter... Et à chaque fois qu'on avait un projet : on apprenait tout ce qui tourne autour. C'était l'école de la vie !
Sami : Tes parents t'ont donc laissé une grande liberté ?
Taïg Khris : Oui, je faisais ce que je voulais, sans pour autant que ce soit l'anarchie... La seule chose qui était importante pour eux, c'était que je fasse les choses avec passion et que je m'y investisse à 100%. J'ai donc fait de la magie à très haut niveau, de la salsa, l'école du cirque, de la natation, de l'apnée et tous les sports inimaginables. J'ai aussi fait la traversée de l'Atlantique sur un bateau, l'Amazonie en pirogue... une vie de fou ! Ce que j'en retiens c'est qu'on progresse beaucoup plus rapidement en se mettant à fond sur un projet 6h par jour pendant 3 ans qu'en y travaillant 2h par jour pendant 10 ans. Par exemple, j'ai fait de la magie 5h par jour pendant 2 ans. Au bout de ces deux années, j'avais un niveau de magicien professionnel, je faisais des spectacles. Et même si aujourd'hui ça fait 15 ans que je n'en ai pas fait, si tu me donnes un jeu de cartes, j'arriverais à faire des tours de magie.
Sami : Quels conseils donnerais-tu aux jeunes qui souhaitent faire d'un sport, leur métier ?
Taïg Khris : Il ne faut surtout pas vouloir devenir un sportif professionnel pour passer à la télé, pour être célèbre ou encore pour gagner de l'argent... On ne va pas très loin avec ces motivations-là. Tous les sportifs qui ont réussi, avaient une vraie passion et travaillaient beaucoup. Avec de la passion et du travail, tout est possible.
Propos recueillis par Sami Fraoui

ORIENTATION

Liste des conseillers en orientation
près de chez vous.

PSYCHO-TESTS

Quels métiers sont faits pour toi.

pub

DISCUTE AVEC UN
ÉTUDIANT EN TAïG KHRIS, 35 ANS, CHAMPION DU MONDE DE ROLLER

Valérie

18 ans

UNIVERSITÉ PAUL SABATIER - TOULOUSE 3

Ajouter un commentaire


Votre email ne sera jamais publié