Thierry, 50 ans, horticulteur



"Un vrai métier d'anticipation!"

Thierry exploite une structure agricole de 74 hectares près de Laval. Il y emploie, en plus des saisonniers, 34 salariés permanents. Productivité, rentabilité... il est à la tête d'une véritable industrie, mais qui produit... des fleurs !
Comment êtes-vous devenu horticulteur ?
Après avoir obtenu mon diplôme d'horticulture, j'ai fait des stages dans des pépinières en France et en Angleterre. Un an plus tard, avec mon frère qui a une formation commerciale, j'ai repris l'entreprise de mon père, une grande pépinière dans la Mayenne près de Laval. Une pépinière est spécialisée dans la culture de plantes de jardins, dites d'extérieur.
En quoi consiste votre travail ?
Je mets en place le programme de culture des plantes. Mes commerciaux, grâce aux chiffres de vente des années antérieures, me dressent le nombre de plantes dont ils ont besoin pour l'année qui s'annonce. Mon travail est de répondre au mieux à leur besoin, donc à ceux de nos clients, et de donner les moyens à mes équipes sur le terrain de les mettre en culture. Car les plantes doivent être prêtes à des dates très précises. Par exemple, je dois prévoir qu'un certain nombre de plantes soient en fleur pour la Toussaint. C'est un vrai métier d'anticipation ! Par ailleurs, en tant que gérant d'entreprise, je consacre 40% de mon temps à la commercialisation.
Comment définiriez-vous le métier d'horticulteur en général ?
L'horticulteur fabrique des plantes. Que ce soit par bouturage ou par greffage (modes de multiplication des végétaux), il crée une nouvelle plante, ce qui permet d'en améliorer la rentabilité. Il les connaît parfaitement et a une bonne mémoire visuelle pour anticiper leurs évolutions ou pour déceler une éventuelle maladie.
Qu'est-ce que vous aimez le plus et le moins ?
J'aime avoir la satisfaction de produire des plantes de qualité. Par contre, il y a toujours cette crainte de ne pas répondre aux attentes. Nous sommes dépendants de la météo et des mauvaises conditions climatiques qui peuvent avoir des conséquences désastreuses sur notre production.
Quelles sont vos perspectives d'évolution ?
Notre métier est en perpétuelle mutation. Par exemple, depuis quatre ans, nous développons particulièrement les toitures "végétalisées". Nous les proposons depuis vingt ans mais elles ne sont rentables que depuis peu. Celles-ci ont un impact environnemental, esthétique et pratique (rôle thermique et d'étanchéité...) à jouer sur les bâtiments de nos villes. Et les tapis de fibres de coco tissés qui servent à maintenir les plantes sur les toits sont dorénavant utilisés pour placer des plantes dans les endroits hostiles et difficiles d'accès de nos villes (une pente rude par exemple). Ce marché correspond à 5% de notre chiffre d'affaires.
Par Mathieu Robert (05/08/2008)

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ÉTUDIANT EN THIERRY, 50 ANS, HORTICULTEUR

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22 ans

LYON 3 - FACULTÉ DE DROIT, UNIVERSITÉ JEAN MOULIN

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Liste des Commentaires (1)

Thrapple 3 mai 2012 09:00 #1
Bac S pour devenir horticulteur => n'importe quoi !