Zelia, 43 ans, créatrice de robes de rêve



Elle aime les contes de fée, les légendes héroïques, les donjons et les cryptes... et croit que les princesses existent. Zélia crée des robes de mariée et des robes du soir pour que les femmes soient belles et magiques, comme dans leurs rêves de petites filles...

Comment avez-vous appris à faire toutes ces merveilles ?
J'ai appris toute seule, en me trouant les doigts, en essayant, en réfléchissant. Je suis une autodidacte et je couds depuis que je suis petite. A 8 ans, j'habitais en Picardie, mes parents étaient ouvriers agricoles et moi, je me faisais ma garde-robe. Dans les fermes, je récupérais de vieux manteaux, des draps, des pelotes de laine... Je découpais, j'osais, j'étais délirante !
Quand avez-vous décidé d'en faire votre métier ?
Je n'ai pas décidé, les choses se sont concrétisées petit à petit. Après mon bac, je suis partie à Paris, je rêvais d'une autre vie. Je travaillais dans une briocherie et le soir, dans ma chambre de bonne, je cousais, je tricotais, je brodais. Je montrais ce que je faisais aux gens que je croisais. J'ai commencé à vendre des fringues à des copines et puis, comme je suis très sociable et ne rate aucune opportunité, j'ai développé des contacts. Je suis devenue intermittente du spectacle et ai travaillé pour le théâtre, le cinéma, des comédies musicales... C'était un monde sans pitié. Je n'ai pas continué.
Depuis, vous avez créé votre marque « Sur la terre comme au ciel » et ouvert deux boutiques. Au quotidien, vous faites quoi ?
Je gère tout : le stylisme, la mise au point des patronages, les moulages, la recherche des matières, la confection des robes... Je m'occupe aussi des boutiques, de leur décoration, de leur agencement, mais aussi de la comptabilité, de la gestion.
Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans ma vie passée, mon parcours, mes voyages. Je crée des robes qui racontent des histoires, qui font rêver.
Qui sont vos clientes ?
Des femmes qui auraient pu être mes copines à l'école. Je vends beaucoup de robes à des mariées anti-conformistes, des femmes indépendantes, qui ont du goût, qui gagnent leur vie, mais qui n'ont pas les moyens de s'offrir des robes haute-couture.
Quels sont vos projets ?
Je veux ouvrir d'autres boutiques à l'étranger, San Francisco, New York, Saint-Pétersbourg... Et aussi créer une ligne de prêt-à-porter pour que mes créations soient accessibles au plus grand nombre.
Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui rêvent de travailler dans cet univers ?
Il y a une grande diversité de métiers, styliste, acheteur, couturière... Il faut que les jeunes qui se destinent à cet univers s'interrogent sur leurs aptitudes, les travaillent, mais aussi regardent bien ce que le métier implique au quotidien. Tout le monde ne peut pas devenir créateur, se mettre à son compte. Ils doivent rencontrer des gens qui exercent le métier pour mieux en connaître la réalité, en cerner tous les aspects, les avantages comme les inconvénients... avant de mettre en place un plan et une politique de travail pour y arriver.
Propos recueillis par Véronique Gérardin
© Photos : Emma Le Doyen
Son site : www.zelia.net

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22 ans

IEP LYON - SCIENCES PO

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Liste des Commentaires (3)

alexia 20 novembre 2010 18:18 #1
cc je m'appelle alexia j'ai 12 ans et j'aimerai devenir styliste je cherche un logiciel ou je pourrai creer des vetements sans me faire pirater mai dessin ....... merci alexia
elisa 28 septembre 2010 20:48 #2
Bonjour pourrez vous me donner des informations combien de temps avec vous fait d'études? Merci elisa plues d'information svp
julie 9 octobre 2009 18:05 #3
je voulait vous demander,si il y a beaucoup de place pour une jeune styliste qui sort de formation Julie Nouvion 4eme