Fabienne, 36 ans, puéricultrice en crèche


juillet 04, 2008 I Mise à jour le 06.07.2020
« Une grande famille qu'il faut gérer » Directrice adjointe d'une crèche en Ile-de-France, Fabienne a sous sa responsabilité 66 berceaux. Rencontre.
Quel a été votre parcours pour devenir puéricultrice ?
Après l'école d'infirmière, j'ai travaillé dix ans dans un hôpital en tant qu'infirmière. Puis je suis entrée dans une crèche en tant que directrice adjointe. Mon expérience étant nulle en pédiatrie, j'ai vite ressenti des lacunes. J'ai donc suivi une formation complémentaire d'un an afin d'être puéricultrice.
Est-il nécessaire d'avoir une expérience d'infirmière avant de devenir puéricultrice ?
Non, ce n'est pas indispensable. Il est possible de devenir puéricultrice directement après l'année de formation. Mais sur un plan personnel, être infirmière avant de me spécialiser m'a apporté beaucoup de maîtrise et d'assurance. Le travail à l'hôpital est plus dur que la vie en crèche. Si j'avais un conseil à donner à une jeune fille qui aimerait devenir puéricultrice, c'est de se laisser un temps de réflexion pour être sûr de bien choisir son orientation. Il faut être à l'aise avec son métier, acquérir un minimum de maturité pour s'occuper d'enfants.
En quoi le métier de puéricultrice est-il différent de celui d'infirmière ?
À la crèche, nous ne pratiquons pas de soins. Il y a beaucoup de tâches administratives, cela peut refroidir. Il faut savoir gérer un budget, sans parler du personnel sous sa responsabilité... C'est un peu comme une grande famille dont il faut s'occuper. Dans une crèche, tout est sous la responsabilité de la puéricultrice.
Justement, quelle est la journée type d'une puéricultrice ?
Avec la directrice, nous alternons les présences : l'une fait l'ouverture de 7h à 16h, l'autre de 10h à 19h. À l'ouverture à 7h, je m'occupe de l'administratif car l'endroit est encore calme. Les enfants arrivent petit à petit jusqu'à 10h. Je fais un tour dans les différentes sections où j'examine l'état de santé des enfants et vérifie les ordonnances données par les parents. Les enfants mangent vers 11h, et de midi à 14h font une sieste. Avec le personnel, nous en profitons pour déjeuner et organiser les réunions. Ensuite, il y a tous les petits tracas du quotidien : un manque de personnel à pallier, une fuite d'eau ...
Une puéricultrice travaille-t-elle nécessairement dans une crèche ?
Non, pas obligatoirement. Les puéricultrices s'intègrent aussi dans d'autres structures. Dans un hôpital par exemple, où elle s'occupe essentiellement de soins. Elle peut aussi pratiquer dans un centre de Protection Maternelle et Infantile (PMI) qui accueille les enfants de 0 à 6 ans pour mener des actions de prévention et de dépistage. Cela consiste à des vaccinations, vérifier la croissance de l'enfant... Enfin, elle peut très bien être puéricultrice de secteur : elle aide la maman à son domicile, notamment à sa sortie de la maternité, lui donne des conseils, fait les premiers soins, donne le premier bain du bébé...
Une qualité indispensable pour être puéricultrice ?
La notion d'écoute est importante. Il faut accueillir les familles, rester disponible pour elles, être en mesure de les orienter vers des spécialistes par exemple. Il faut bien sûr aimer les enfants, bien qu'au final nous ne sommes pas forcément toujours avec eux.
Par Mathieu Robert
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ÉTUDIANT EN FABIENNE, 36 ANS, PUÉRICULTRICE EN CRÈCHE

Cyprien

22 ans

SOUTH CHAMPAGNE BUSINESS SCHOOL (SCBS) - ESC TROYES

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