Grand Corps Malade, slameur


février 26, 2008 I Mise à jour le 08.04.2020
Génération slam Comment imaginais-tu gagner ta vie avant ta passion pour leslam?
Grand Corps Malade : Je voulais être forestier, comme mon grand-père, puis basketteur professionnel. J'ai raté tout ça ! En fait j'ai fait des études de sport pour être prof, et après j'ai eu mon accident. C'était cuit pour le terrain mais je suis resté dans le milieu, pour faire du management dans l'évènementiel sportif.
À quel moment le stylo t'a-t-il démangé ?
Grand Corps Malade : Ça a commencé adolescent. J'avais déjà écrit plein de petits textes comme ça. J'ai continué et le vrai déclic a été la rencontre avec le slam. J'ai découvert dans des petits bars des gens qui partageaient leurs textes à l'oral, et j'ai vraiment eu envie de participer à ce jeu-là.
Question catastrophe rituelle, si ça devait s'arrêter demain, que ferais-tu ?
Grand Corps Malade : J'essayerai de vivre du slam, parce qu'avant la sortie du disque, j'en vivais déjà. Par le biais de petits spectacles, de petits festivals, ou dans des bars. J'animais des ateliers d'écriture avec des enfants, des ados et des retraités. Je continue de les animer d'ailleurs. Si tout s'effondre demain, je pourrais toujours en vivre.
Depuis le succès de ton album, comment te débrouilles-tu avec la célébrité ?
Grand Corps Malade : Les gens sont vraiment gentils. Quand ils m'arrêtent dans la rue, en principe c'est pour me donner de petits témoignages, des petits retours sur ce que je fais, qui me donnent vraiment chaud au cœur. Bien sûr mon emploi du temps a changé, je suis beaucoup en tournée, on fait des concerts partout en France. Du coup je le vis plutôt bien. Et puis, entre nous, c'est une toute petite célébrité !
Entre déclamer dans un café et à l'Olympia, il y a un monde...
Ce n'est pas tout à fait pareil, on ne peut pas mentir ! Dans les petits cafés, on voit les gens comme je te vois là, on est une cinquantaine, soixante maximum. L'Olympia, ou un autre théâtre de ma tournée, c'est deux mille personnes ! Je ne vois pas tout le monde, j'ai des projecteurs dans les yeux, techniquement ça n'a rien à voir. Maintenant j'essaye et j'arrive à retrouver des contacts, à accrocher des regards... Et comme il y a beaucoup d'a cappella dans le spectacle, cela crée vraiment une interaction avec le public. Quand j'entends les gens réagir, quand le public rigole, alors je m'arrête, ça me rythme et me permet de retrouver quelques aspects du slam dans les bars.
Ton talent d'écriture est une mine d'or pour ta maison de disques, as-tu eu des propositions d'écrire pour d'autres ?
Grand Corps Malade : Ça commence, j'ai eu quelques petites propositions. J'ai écrit pour Idir, le chanteur kabyle. D'ailleurs il ne va pas chanter, il joue le jeu de déclamer comme moi sur un piano et en français. C'est un exercice intéressant, d'écrire pour d'autres. D'autres propositions viendront peut-être, je suis ouvert.
Avant le succès phénoménal de ton album, le public a pu te découvrir dans le spectacle d'Édouard Baer « La folle et véritable vie de Luigi Prizzoti » début 2006. C'était comment ?
Grand Corps Malade : J'ai surtout découvert l'ambiance d'une troupe de théâtre. Car dans le fond c'était ça, le spectacle d'une troupe presque à l'ancienne. On a joué pendant un mois et demi avec plein de comédiens, plein d'artistes venus d'horizons très différents. Le talent d'Édouard est de réunir des énergies diverses et de faire que ça colle sur scène. Quand il a repris le spectacle en janvier dernier, j'étais déjà en tournée et je n'ai pas pu les retrouver à la Cigale.
À quand un nouvel album ?
Grand Corps Malade : Le temps que la tournée se finisse. Elle se termine en octobre et dans la foulée j'entrerai en studio. J'ai plein de textes prêts parce que je continue d'écrire. Le temps d'enregistrer, ça devrait sortir dans un an.
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ÉTUDIANT EN GRAND CORPS MALADE, SLAMEUR

Cyprien

22 ans

SOUTH CHAMPAGNE BUSINESS SCHOOL (SCBS) - ESC TROYES

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