Laurent Pinède, DRH Pôles (filières pétrole et industrie) de SGS France



Nom de l'entreprise : SGS
Activités : Leader mondial dans les domaines de l'inspection, de l'analyse et de la certification.
Nombre de salariés : SGS France compte aujourd'hui 2 350 personnes réparties dans 90 bureaux et centres de contrôles et 26 laboratoires.

Lorsque vous recrutez des jeunes, privilégiez-vous certains parcours, certaines formations ?
Laurent Pinède : SGS Qualitest Industrie recrute beaucoup de jeunes pour exercer le métier de Technicien en Contrôles Non Destructifs. Ce technicien doit réaliser des contrôles directement sur la matière pour détecter les défauts sur des machines, matériel en fin de production, installations chimiques, pétrochimiques ou nucléaires. C'est un métier évolutif qui implique de supporter certaines contraintes comme le travail de nuit, les déplacements...
Il n'existe pas de formation initiale, au sein de l'éducation nationale, qui prépare aux métiers du CND. Certaines formations comprennent un module de 50h (BTS Maintenance Industrielle...), loin de satisfaire aux exigences du métier.
C'est pourquoi, SGS Qualitest Industrie recrute fortement des jeunes en alternance (contrat de professionnalisation).
A quel niveau de diplôme recrutez-vous le plus de jeunes et pour quels postes ?
Laurent Pinède : Pour former des jeunes aux métiers du CND, aucun diplôme spécifique n'est exigé. Mais on apprécie que les candidats soient à l'aise avec les matières scientifiques et techniques. D'ailleurs les candidats sont soumis à un test écrit, qui évalue les connaissances mathématiques, l'aisance rédactionnelle et leur logique.
Quelles sont les possibilités d'évolution en interne ?
Laurent Pinède : Cette formation prépare aux métiers du CND. Mais cela prendra de nombreuses années et de nombreux examens pour que les jeunes deviennent des professionnels reconnus. Un choix de carrière consiste à devenir un expert dans une ou l'autre des techniques de contrôle. Il est aussi possible de s'orienter vers les postes de l'inspection (métallurgique ou réglementaire).
Bien sûr, des passerelles vers d'autres métiers du groupe SGS sont offertes. En effet, le groupe SGS est le leader mondial du contrôle, de l'analyse et de l'inspection dans 10 secteurs d'activité différents. Il est présent dans 140 pays.
Quelle opinion avez-vous de l'apprentissage ? Est-ce une voie de formation en développement dans votre entreprise ? Intégrez-vous des apprentis sur des fonctions/métiers particuliers ?
Laurent Pinède : L'alternance est primordiale pour l'ensemble des métiers de SGS, car ceux-ci demandent à la fois un apprentissage théorique et une pratique sur le terrain.
A compétences égales, qu'est-ce qui fait, pour vous, la différence entre deux candidats ?
Laurent Pinède : Le candidat idéal est celui qui a envie de s'investir dans un métier dans lequel il devra faire preuve d'humilité afin d'assimiler les connaissances et il devra manifester l'envie de progresser. Il devra comprendre rapidement les enjeux du poste, et les aspects difficiles du métier.
Quels conseils donneriez-vous à un jeune en recherche de stage ou d'un premier emploi pour mettre sa candidature en valeur ?
Laurent Pinède : Le CV doit être synthétique : un CV de plus d'une page pour un jeune, n'est pas crédible.
Il doit être clair : identité, formation, expérience, les langues et les connaissances informatiques ou autres.
La formation : le titre et quelques mots sur l'enseignement reçu
Les expériences : elles doivent être mises en valeur. Le candidat doit insister sur les réalisations dont il a été à l'initiative.
Attention aux hobbies qui ne sont pas des activités dans lesquelles les candidats s'engagent réellement. Mieux vaut ne rien indiquer, qu'une formule du type « lecture, randonnée et musique »...
Avez-vous une anecdote à nous raconter sur des recrutements atypiques ?
Laurent Pinède : Parfois certains postes au sein de la SGS exigent plusieurs compétences : technique et linguistique par exemple. Dans ce contexte, certains candidats n'hésitent pas à enjoliver leur niveau d'anglais par exemple. Lors d'un recrutement exigeant à la fois une expertise technique et un très bon niveau d'anglais, nous avions décidé de tester les candidats dès le premier entretien téléphonique, pour gagner du temps. Ainsi, comme aux autres, nous avons demandé à un candidat son niveau d'anglais (en français). Après qu'il nous ait répondu « courant », nous lui avons demandé, à brûle pourpoint, de continuer l'entretien en anglais. Il nous a rétorqués : « non, pas maintenant, je viens de me réveiller... ».

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ÉTUDIANT EN LAURENT PINÈDE, DRH PÔLES (FILIÈRES PÉTROLE ET INDUSTRIE) DE SGS FRANCE

Morgan

19 ans

TOURS - UFR DES SCIENCES ET TECHNIQUES

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