Orientation scolaire : les 3 pièges à éviter


juin 18, 2010 I Mise à jour le 19.09.2020
Orientation scolaire - les pièges à éviterPas évident de trouver sa voie : on doute, on hésite, on attend... Du coup, nombre de jeunes subissent leur orientation. Pierre Lunel, professeur écrivain, t'informe sur les 3 pièges à éviter pour une orientation intelligente et choisie ! Conseils à lire attentivement.

Piège n°1 : Attendre sa voie, son métier

La première tendance consiste à attendre. A remettre au lendemain... A plus tard. Choisir sa voie, son métier, ça peut attendre, ça ne presse pas, on verra plus tard. Attention danger ! Car en se laissant porter par cette douce insouciance du « on a bien le temps », tu ne t'aperçois pas que progressivement de nombreuses portes vont se fermer, se ferment déjà. Sans possibilité parfois de revenir en arrière !

Exemple classique : on va jusqu'au Bac général, parce que c'est le plus simple et on raconte souvent qu'il est celui qui ouvre le plus de portes... Ensuite, on commence des études à la Fac. Ce n'est pas si bien que ça ; on s'ennuie un peu... beaucoup. Soudain, grâce à des rencontres, des lectures, on se découvre alors une passion pour... l'hôtellerie, la restauration et le tourisme ! Voilà qui ne ressemble pas du tout au Bac général. Et là surprise, pour faire un BTS qui mène à ces métiers, on vous dit : « Désolé, vous ne pouvez pas faire ça, il faut commencer par une classe de mise à niveau ». Pas sympa, ça ressemble à du rattrapage. En plus, les places sont chères. C'est pas gagné !

On ne comprend pas. Les parents, non plus. Pourquoi une classe de mise à niveau pour un bachelier qui a une ou deux années de Fac ?
L'explication est simple : parce que ses petits camarades eux ont choisi la voie technologique dès la seconde et arrivent en BTS avec une avance de trois années de formation professionnelle. Trois ans ! Ca ne se rattrape pas si facilement.

Alors attention, danger ! Dés la fin du collège, des options décisives sont à prendre. Pas question de louper le coche ! Ne pas le faire, remettre le choix à plus tard en se disant que les études générales ouvrent toutes les portes est une GROSSE ERREUR.

A quelques rares exceptions près, il est toujours préférable de savoir où on veut aller, son métier, et bâtir sa stratégie en conséquence. Même si tu veux faire un métier « transversal », dans la gestion, le marketing ou la communication, rien ne vaut une bonne connaissance d'un domaine, d'un secteur professionnel, et surtout de le choisir par goût !

Piège n°2 : Choisir des études et non pas un métier

Il ne faut pas que tu choisisses ta voie sans penser à un métier. Ce ne sont pas aux études d'imposer un métier mais l'inverse. Combien de profs de lettres sont devenus profs sans vrai goût pour ce métier... Ils avaient fait des études de lettres alors ils n'ont pas trouvé vraiment d'autres débouchés.

Mais voilà : on peut aimer la littérature, se passionner pour elle... et n'avoir aucun goût pour l'enseigner ! Aimer quelque chose et l'enseigner, ce n'est pas du tout la même chose. On trouve plein de jeunes qui étudient la communication, le droit, sans aucune vocation. Sans aucune connaissance des métiers qu'on peut exercer. Résultat : quand on rentre dans un chemin, par hasard, la déception et l'échec t'attendent souvent au tournant. 

Décrocher en cours de sciences, parce que la discipline ne plaît pas, sans avoir examiné les débouchés professionnels, cela arrive souvent. Pourtant, si ces cours de sciences avaient été reliés à des perspectives professionnelles, on se serait accroché, on aurait été motivé et finalement on aurait réussi comme les autres. 

Piège n°3 : Subir la mode et les préjugés

Troisième danger : la tendance. Elle est mauvaise conseillère ; elle est de court terme alors qu'il faut s'inscrire dans le long terme ; elle manipule, elle massifie alors qu'il faut partir de soi.

La mode aujourd'hui, ce sont les métiers périphériques, les métiers supports : marketing, finances, communication, GRH. Dommage ! Car les métiers porteurs, partout dans le monde, ceux dans lesquels on embauche, on va embaucher de plus en plus et y faire des boulots mirobolants y compris à l'international, la où on gagne de l'argent... sont les « cœurs de métiers », à fort contenu technologique.

Une entreprise comme Danone a plus besoin de spécialistes de l'industrie laitière que de communicants et Total recherche plus de techniciens de l'extraction et du raffinage que de DRH. 

Et puis, il y a tous ces métiers qu'on aimerait peut-être faire mais on n'ose pas, par peur du qu'en dira-t-on des copains ou de la famille. On est en ville et on rentre dans le monde agricole, pourquoi pas ? On est dans une cité, les flics sont pas toujours bien perçus et on veut devenir flic et alors ? L'orientation doit être le lieu de la liberté éclairée.

Des outils pour réussir ton orientation

L'Education Nationale comme le secteur privé mettent à ta disposition plein d'outils : des brochures, des salons, des centres documentaires, des séquences de découverte professionnelle.

Tu as également la possibilité de faire un Bilan d'orientation. Cela consiste à rencontrer un consultant qui t'aidera dans tes choix d'orientation en fonction de tes centres d'intérêts, tes capacités...

-> Trouve un conseiller près de chez toi 

S'en préoccuper, enquêter, faire des choix libres et mûrement réfléchis, voilà quelques principes qui pourront t'aider à trouver ta voie. Courage !


Par Pierre Lunel - Professeur Ecrivain

 

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ÉTUDIANT EN ORIENTATION SCOLAIRE : LES 3 PIÈGES à ÉVITER

Cyprien

22 ans

SOUTH CHAMPAGNE BUSINESS SCHOOL (SCBS) - ESC TROYES

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