Leslie, chanteuse



Leslie, une bonne élève qui compose

ITF : Quel a été ton premier boulot ?
Leslie :Un job d'été : vendeuse au rayon pâtisserie chez le traiteur Lenôtre. Un mois de SMIC, environ 1000 euros, une fortune à 15 ans ! La même année j'ai signé mon premier contrat avec une maison de disque.
ITF : Avant ce premier contrat, comment as-tu mis les pieds dans la musique ?
Leslie :À 13 ans, j'allais en activité extra-scolaire à la MJC de mon quartier. En atelier de musique, on travaillait la composition et l'écriture. C'était un milieu de rappeurs de banlieue, très masculin, où je devais faire ma place. Mais j'étais un peu garçon manqué, et pendant deux ans après le collège je m'y suis incrustée. C'est là que j'ai rencontré Maleko, qui produisait à l'époque des rappeurs comme Busta Flex, et avec qui je viens de travailler sur mon nouvel album. J'allais chez lui pour composer presque tous les mercredis et samedis. Comme j'étais très sérieuse scolairement ça ne posait aucun problème à mes parents.
ITF : Pensais-tu déjà en faire ton métier ?
Leslie :Pas du tout. À l'époque j'avais envie de faire des études de lettres ou de devenir prof, avocat ou juge. Je cherchais un métier autour de la parole, pour m'exprimer. Je pensais aussi faire du droit -mes copains me disaient qu'il suffisait d'apprendre par cœur, ce que je faisais facilement- pour me tourner vers la police et sa section criminelle, pour vivre dans l'action !
ITF : Que préfères-tu aujourd'hui dans ton métier ?
Leslie :Avoir cette chance de pouvoir faire passer ce que j'aime et exprimer ce que je ressens à travers ma musique. J'adore être sur scène, c'est le moment où l'on défend son album.
ITF : Si tu ne pouvais plus chanter ou composer, comment gagnerais-tu ta vie ?
Leslie :Je suis une battante et je ne céderais pas à la déprime. Je pense que j'utiliserai mes connaissances des milieux qui touchent mon actuel métier. Comme la presse. À force d'être interviewée, je pense que je pourrais passer de l'autre côté. Quoi qu'il en soit c'est difficile de sortir de ce métier qui « speede » ma vie, mais lui donne tout son sens.
Bonus d'interview pour le site :
ITF : Comment travailles-tu un morceau ?
Leslie :Je suis très scolaire dans l'écriture des textes. Cahier, stylos, et en avant ! Quant à la compo, pour le R'n'B c'est particulier car on travaille à partir de kits : chaque compositeur se fabrique sa banque de sons, et je travaille avec des personnes dont je partage les mêmes goûts, les richesses harmoniques. Je pianote aussi les mélodies. Pour « L'amour en vol », je suis allée vers des sons plus électro, ça m'a permis d'explorer ma féminité.
ITF : Pourquoi une suite au tube « Sobri » ?
Leslie :C'est une commande du public ! « Sobri » a cartonné et j'ai eu des retours hallucinants en concert ou par courrier. On me demandait souvent si nous allions faire une suite, comme pour un film ! Le thème de l'amour impossible à cause des différentes cultures a touché beaucoup, beaucoup de monde, alors on a repris le destin de ces personnages qu'on interprète dans la chanson. C'est cool de travailler avec Amine, c'est la famille !
Avoir gagné en mars 2001 l'émission Graines de Star ne t'a pas collé d'étiquette « chanteuse issue de la télé », comment l'expliques-tu ?
En fait ça m'a plutôt servi, parce que je chantais du R'n'B. Le plus gênant, c'était mon âge. Pour les puristes du milieu, accepter une gamine de 15 ans, ce n'était pas gagné ! Et puis le producteur Kore m'a contactée pour un morceau de la bande originale de Taxi 3. Même après cette aventure extraordinaire pour une lycéenne, je ne pensais toujours pas en faire mon métier.
Propos recueillis par Catherine Attia-Cannone
(© photo : SLAM/Slamphotography)

ORIENTATION

Liste des conseillers en orientation
près de chez vous.

PSYCHO-TESTS

Quels métiers sont faits pour toi.

pub

DISCUTE AVEC UN
ÉTUDIANT EN LESLIE, CHANTEUSE

Alix

18 ans

UNIVERSITÉ DES SCIENCES ET TECHNOLOGIE - LILLE 1

Ajouter un commentaire


Votre email ne sera jamais publié