Nelson Panciatici, 22 ans, pilote automobile



À seulement 22 ans, Nelson Panciatici a déjà treize ans de carrière derrière lui. Du karting, à la monoplace, le jeune pilote remporte de nombreux trophées et rêve de devenir pilote de Formule 1.

Peux-tu nous raconter tes débuts ?
Nelson Panciatici : Mes parents étaient des pilotes automobile, ils faisaient des courses de rallye. Même si ils ne m'ont jamais encouragé à suivre leur pas, j'ai toujours été passionné d'automobile. À l'age de 9 ans, ils m'ont inscrit à un club de karting. À 11 ans, j'ai été sacré Vice Champion de France minime.
Ensuite, quel a été ton parcours ?
Nelson Panciatici : En 2005, j'ai abandonné le karting pour la monoplace. J'ai réussi à intégrer le RDD (Renault Driver Development) mais faute de budget, j'ai dû quitter l'aventure. J'ai ensuite été contacté par le pétrolier Q8 pour intégrer son équipe de Formule 3 pour disputer le réputé championnat d'Espagne où le vainqueur obtient la « super licence » pour piloter en F1. Je suis arrivé deuxième, une grosse déception ! Après une année d'apprentissage au sein du Lotus Junior Racing, j'ai rejoint en janvier 2011 l'équipe franco russe KMP Racing dans le championnat des World Series by Renault Formula 3.5. Dans quelques jours, le championnat s'achève et j'espère monter sur le podium mais c'est une compétition très difficile.

Quel est ton quotidien ?
Nelson Panciatici : Le championnat des World Series by Renault Formula 3.5, c'est une dizaine de courses du mois de février au mois de novembre. Quand je ne pilote pas, je fais du sport. Les courses durent 45 minutes, c'est très physique. Je m'entraîne donc tous les jours.
Avec quels professionnels travailles-tu ?
Nelson Panciatici : C'est un vrai travail d'équipe. Les 26 pilotes des 13 équipes ont une voiture avec le même moteur et le même châssis. La conduite mais surtout les réglages font la différence. Je travaille avec deux ingénieurs et trois mécaniciens qui arrangent ma voiture en fonction de mes besoins et ressentis. Quand je gagne une course, c'est toute une équipe qui gagne.

Et les études dans tout ça ?
Nelson Panciatici : Impossible de concilier les deux. J'ai dû faire un choix. J'ai donc arrêté l'école au cours de ma classe de première Littéraire.
Tu es donc pilote automobile à temps plein, es-tu rémunéré ?
Nelson Panciatici : Je touche des primes de résultats et mes sponsors financent mes frais de déplacements, d'hébergements... Ce sont les mêmes depuis 10 ans. Le sport automobile coûte très cher, il est indispensable d'avoir des sponsors. Ils ont été trouvé par mon agent, l'homme qui m'a repéré lors de mes premières courses de karting.
Quels sont tes projets ?
Nelson Panciatici : J'aimerais aller le plus loin possible : idéalement me faire repérer par une écurie de Formule 1 et y devenir pilote ou bien faire des courses d'endurance comme les 24 Heures du Mans.

Quels conseils donner aux jeunes qui rêvent de devenir pilote automobile ?
Nelson Panciatici : Même si, comme moi, de nombreux jeunes pilotes ont des proches issus du milieu : ce n'est pas une obligation ! La course automobile est ouverte à tous. Le plus difficile, c'est de trouver un agent qui croit en vous et arrive à décrocher des contrats avec des sponsors. Sans leurs financements, c'est impossible de démarrer une carrière car c'est un sport très cher. Je conseille de démarrer par des courses de karting, au budget plus abordable. Il faut être adroit, avoir le sens de la glisse, une excellente condition physique et un mental d'acier ! Ce sont des qualités indispensables. Enfin, je tiens à préciser que ce n'est pas un sport réservé aux hommes, il y a de plus en plus de femmes qui courent en monoplace.
Propos recueillis par Diane Dussud

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ÉTUDIANT EN NELSON PANCIATICI, 22 ANS, PILOTE AUTOMOBILE

Chloé

22 ans

UNIVERSITÉ DE SAVOIE - CHAMBÉRY

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