Romain, astrophysicien


février 29, 2008 I Mise à jour le 04.08.2020
Romain, en quoi consiste votre métier ?
Décrypter l'Univers.
C'est un vaste programme !
Oui, en effet !
Comment vous y prenez-vous ?
Je complète le travail des astronomes qui observent, grâce à des télescopes ultrasophistiqués, les astres qui nous entourent. Je tente de reconstituer virtuellement sur ordinateur les différentes galaxies afin d'essayer de comprendre ce qui s'est passé entre aujourd'hui et il y a 13 milliards d'années, date estimée de la naissance de l'Univers.
Qu'entendez-vous par « galaxies » ?
Les galaxies sont des îlots remplis d'étoiles comme le Soleil et qui peuvent ressembler à des anneaux, des spirales, des ellipses, etc. Il en existe des milliards, mais nous n'avons pu en observer que quelques millions jusqu'à maintenant.
Ce qui est déjà un bon score !
Oui, plutôt.
Avec quels outils travaillez-vous ? Sur quoi reposent vos recherches ?
Ce travail nécessite une grande quantité de calculs très compliqués. Il nous faut l'appui d'environ mille ordinateurs qui fonctionnent en même temps pour réussir à résoudre les équations qui nous permettent de réaliser des univers de synthèse. Et tous ces calculs commencent à l'époque du « rayonnement fossile». Pour simplifier, ce rayonnement est un peu le berceau de l'Univers. Nous avons la chance de pouvoir l'observer aujourd'hui dans le ciel, comme une trace fossile de la jeunesse de l'univers, il y a 13 milliards d'années.
Si je comprends bien vous passez votre temps derrière un ordinateur ?
Oui mais lorsque l'on est passionné on ne compte pas !
Donc vous êtes passionné ?
Bien sûr, d'ailleurs tous les chercheurs le sont. Même lorsque j'emmène mes enfants au bac à sable, il m'arrive de continuer à résoudre des équations ! En tant que chercheur, mes horaires de travail sont libres : parfois je peux passer des jours (et des nuits) sur un calcul qui me pose problème et parfois j'ai plus de temps pour moi et ma famille.
Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans ce métier ?
Toutes ces recherches sont comme un jeu pour moi. Et puis on est très indépendant, on voyage beaucoup pour rencontrer d'autres spécialistes de notre domaine. Actuellement je n'ai qu'une dizaine d'interlocuteurs en France qui sont susceptibles de répondre aux questions que je me pose parfois, alors il est nécessaire que je sois en relation avec d'autres scientifiques du monde entier.
Et comment communiquez-vous ?
En anglais. C'est indispensable. Tous nos travaux sont en anglais.
Et qu'est-ce qui vous plaît le moins ?
Je trouve que l'on est insuffisamment payé pour notre niveau d'étude. A l'embauche, on touche 2000-2500 €, et avec 10 ans d'ancienneté, j'arrive à 4 000 €. Mais nous ne sommes pas les plus mal lotis, loin de là !
Votre métier vous paraît-il accessible ?
Oui, mais il faut être vraiment passionné, je dirais même obsédé ! Il doit y avoir 10 postes disponibles par an, donc il faut une très grande motivation pour tenter sa chance. Disons qu'il faut être là au bon moment !

© photos CEA
Newsletter
L'information qui vous concerne directement dans votre boite mail.
pub
DISCUTE AVEC UN
ÉTUDIANT EN ROMAIN, ASTROPHYSICIEN

Cyprien

22 ans

SOUTH CHAMPAGNE BUSINESS SCHOOL (SCBS) - ESC TROYES

Test d'orientation

Quel métier choisir ?

Pas évident de choisir son orientation ! Grâce à ces tests d'orientation scolaire et professionnelle, confrontez vos options d'orientation à ce que vous êtes vraiment. Un moyen sympa d'affiner vos choix.

Liste tests d'orientation

keyboard_arrow_down

Liste psycho-tests

keyboard_arrow_down